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Abstract: La station naturelle du Pleurotus eryngii (D.C. ex FR.) QUÉLET, le Pleurote du Panicaut, est ainsi précisée dans tous les ouvrages de mycologie: sur les racines mortes de l'Eryngium campestre; certains mycologues ajoutent même, renforçant l'exclusive, "lorsque l'Eryngium maritimum est présent, au voisinage immédiat de l'E. campestre, c'est uniquement sur ce dernier qu'on trouve le champignon et jamais sur le précédent". Un habitat aussi strict, ne laissait guère présager une culture facile et il a fallu attendre 1958, avec Kalmar et, surtout, 1971 avec Vessey pour rencontrer, dans la littérature, la description de procédés culturaux permettant d'obtenir la fructification du Pleurote du Panicaut, indépendamment des racines de son hôte naturel. En réalité, on s'aperçoit à l'usage que les craintes primitives, justifiées par l'habitat du P. eryngii, s'effacent et que, finalement, la culture de ce champignon, classé parmi les excellents comestibles par Heim (1969), ne présente pas de difficultés exceptionnelles ou insurmontables. Champignon au goût très fin, qualifié de succulent (Heim op. cit.) l'Agrocybe aegerita (BRIG.) SINGER (=A. cylindracea (FR. ex D.C.) MAIRE = Pholiota aegerita QUÉLET), la Pholiote du Peuplier, mérite certainement la place de premier champignon cultivé en Europe, puisqu' elleest citée à ce titre, par Pline le Naturaliste et Dioscoride, au 1er siècle après J.C. Plus près de nous, Desvaux (1840) décrit un procédé cultural éprouvé, qui est encore utilisé de nos jours par quelques amateurs et, modifié, a été repris par Vessey (1969). Il est vrai que, contrairement au P. eryngii, l'habitat lignicole de l'A. aegerita en fait un champignon dont la domestication semble aisée.
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