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Fruits 58 (2003) 329-344
DOI: 10.1051/fruits:2003019
Abstract
Introduction. The appearance of cercosporiose due to Phaeoramularia angolensis in 1993 in Guinea nowadays constitutes one of the limiting factors of citrus cultivation in this country. The lack of knowledge
of the sensitivity of the locally-present citrus species or varieties concerning the pathogen is slowing down the planned
revival for this crop. Faced with this stake, in situ studies on the varieties' sensitivity and tests of the disease's chemical control were undertaken. Materials and methods. Citrus trees in collections and village plantations were followed from 1995 to 1999 in the main citrus-producing areas of
Guinea to evaluate the sensitivity to Phaeoramularia angolensis of almost sixty varieties. In addition, a chemical control test was carried out in 1999 to define doses and frequencies of
treatments to be recommended to the growers to control the disease. The rate of affected organs and the losses of production
due to the pathogenic fungus were assessed. Results and discussion. Sensitivity varied according to the site, but especially according to the species and their varieties. Almost all the orange
and all the tangelo and pomelo trees were very sensitive to the disease, with depreciation rates of the whole production (leaves
and fruits) often over 30 %. The sensitivity rates of the mandarin trees were contrasted with tolerant varieties (Ponkan)
to very sensitive ones (Hansen). Tangors, lemon, lime, kumquat and grapefruit trees appeared to be tolerant in all sites,
except Tahiti lime and Meyer lemon trees over 800 m altitude. During the chemical control test, the dose of 100 g active matter
100 L
-1 of water applied every 10 days allowed the raising of the potentially marketable fruit rate to about 90%. In addition, the
profitability of the orchards quickly decreased as soon as the rate of fruit attacks was higher than 20%. Conclusion. Our results show that new research undertaken in the current context of Guinean citrus cultivation could lead to answering
the problems of control strategies to be adopted, of products, doses or periods to be recommended, and of varieties to be
promoted in the country.
Résumé
Introduction. L'apparition de la cercosporiose due à Phaeoramularia angolensis en 1993 en Guinée constitue de nos jours l'un des facteurs limitants de la culture des agrumes dans ce pays. Le manque de
connaissance sur la sensibilité, vis-à-vis du pathogène, des espèces ou variétés d'agrumes présentes localement freine la
relance projetée pour cette culture. Face à cet enjeu, des études sur la sensibilité in situ et des essais de contrôle chimique de la maladie ont été entrepris. Matériel et méthodes. Des agrumes en collections et en plantations villageoises ont été suivis de 1995 à 1999 dans les principales régions productrices
d'agrumes de Guinée afin d'évaluer la sensibilité à Phaeoramularia angolensis d'une soixantaine de variétés. En complément, un essai de lutte chimique a été mené en 1999 afin de définir les doses et
fréquences de traitements à recommander aux planteurs pour contrôler la maladie. Le taux d'organes atteints et les pertes
de production dues au pathogène ont été évalués. Résultats et discussion. Les sensibilités ont varié suivant les sites mais surtout en fonction des espèces et de leurs variétés. Presque tous les
orangers et tous les tangelos et pomelos se sont montrés sensibles à très sensibles à la maladie avec des taux de dépréciations
de l'ensemble de la production (feuilles et fruits) souvent supérieurs à 30 %. Les taux de sensibilité des mandariniers ont
été plus contrastés avec des variétés tolérantes (Ponkan) à très sensibles (Hansen). Les tangors, citronniers, limettiers,
kumquats et pamplemoussiers se sont révélés tolérants dans tous les sites à la seule exception du limettier Tahiti et du citronnier
Meyer au-dessus de 800 m d'altitude. Lors de l'essai de lutte chimique, la dose de 100 g de matière active
100 L
-1 d'eau appliquée tous les 10 j a permis d'élever en moyenne à près de 90 % le taux de fruits potentiellement commercialisables.
Par ailleurs, la rentabilité des vergers a décru rapidement dès que le taux d'attaques des fruits a été supérieur à 20 %.
Conclusion. Nos résultats montrent que de nouvelles recherches entreprises dans le contexte actuel de l'agrumiculture guinéenne pourraient
permettre de répondre aux problèmes de stratégies de lutte à adopter, de produits, doses ou périodes à recommander et de variétés
à promouvoir dans le pays.
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